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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 11:05
Reçu du réseau Sortir du nucléaire,

Congo / Areva : les soutiens se multiplient en faveur de Golden Misabiko
 

- Le militant associatif congolais est emprisonné depuis le 24 juillet suite à la publication d'un rapport mettant en cause l'exploitation illégale par Areva d'une mine d'uranium

- Autre affaire urgente : au Niger, le Président Tanja organise un référendum illégal le 4 août avec le consentement implicite des autorités françaises et d'Areva


 
Les soutiens se multiplient en faveur de Golden Misabiko, président d'une ONG Congolaise de défense des droits de l'Homme (cf http://asadhokat.blogs.continentalnews.fr ), qui a été arrêté vendredi 24 juillet après la publication d'un rapport  dénonçant l'exploitation illégale de la mine d'uranium de Shinkolobwe (Katanga), concédée à Areva depuis le 26 mars dernier, lors de la visite express du Président français Nicolas Sarkozy au Congo (RDC).
 
M. Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié un rapport qui révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe au Katanga est illégale et "dangereuse pour la santé publique", et qui dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales.
 
Depuis, les soutiens se multiplient : Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Revenue Watch Institute, Coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), Société Civile de la Province du Katanga, et bien sûr le Réseau "Sortir du nucléaire" qui a lancé dès le 27 juillet une "cyber-action" de protestation pour exiger la libération de Golden Misabiko (voir en fin de ce message).
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention de l'opinion publique sur la gravité de la situation au Congo et au Niger où les autorités politiques bafouent les droits de l'Homme et les règles démocratiques sur fond de coopération avec la multinationale nucléaire Areva.
 
Au Niger, où Areva exploite des mines d'uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l'autorisation d'ouvrir une mine géante à Imouraren, les atteintes à la démocratie sont tout aussi graves : contrairement à ce que prévoit la constitution, M Tanja va se présenter pour un troisième mandat présidentiel et, pour arriver à ses fins, n'a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.
 
C'est de toute évidence parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n'est qu'un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d'uranium, en particulier d'Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l'Homme dans les pays où Areva exploite des mines d'uranium.
 
Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l'Homme. L'accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.
 
 
Il est nécessaire de mettre en lumière la complaisance d'Areva avec ces agissements antidémocratiques. Dans l'immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre et exiger la libération immédiate de Golden Misabiko au Congo et l'annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger.




FIDH et OMCT - 31/07/2009
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et Organisation mondiale contre la torture (OMCT)

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de leur programme conjoint, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, récusent les allégations portées à l’encontre de M. Golden Misabiko et condamnent vivement la décision du Tribunal de paix de Lubumbashi confirmant la détention du défenseur des droits de l’Homme.
 
Le 29 juillet 2009, le Tribunal de paix de Lubumbashi a confirmé le placement en détention préventive de M. Golden Misabiko, président de la section katangaise de l’Association africaine pour la défense des droits de l’Homme (ASADHO)/Katanga, pour une durée de 15 jours. Il est accusé d’ « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « dénonciation calomnieuse ». A ce jour, M. Misabiko reste détenu au parquet de grande instance de Lubumbashi, dans l’attente de son procès.
 
Le 24 juillet 2009, M. Misabiko avait été arrêté par l’Agence nationale de renseignement (ANR)/Katanga, à la suite de la publication par l’ASADHO/Katanga d’un rapport sur l’exploitation artisanale de la mine uranifère de Shinkolobwe dans la province du Katanga en violation du décret présidentiel nº 04/17 du 27 janvier 2004. Le 25 juillet 2009, le parquet de Lubumbashi l’a placé sous mandat d’arrêt provisoire et, le 28 juillet 2009, il a été présenté devant un juge en vue de l’examen de la demande de maintien en détention formulée par le parquet. Au moment où siégeait le juge, le ministre de la Communication et des médias, M. Mende Omalanga, organisait un point de presse à Kinshasa à l’occasion duquel il stigmatisait l’action de la FIDH et de ses organisations membres en RDC et exprimait la volonté du Gouvernement de poursuivre M. Golden Misabiko en raison des propos que celui-ci aurait tenu. En effet, le ministre accuse M. Misabiko d’avoir « déclaré sans ambages que le Gouvernement congolais était impliqué dans un commerce clandestin de l’uranium de Shinkolobwe (Katanga) avec l’Iran et la Corée du Nord », propos passibles, selon lui, de poursuites pour « atteinte à la sureté de l’Etat » et de « propos diffamatoires ».
 
Selon les informations en possession de l’Observatoire, M. Golden Misabiko n’aurait jamais tenu publiquement de tels propos, y compris lors de l’interview accordé à la BBC le 17 juillet 2009. Par ailleurs, l’Observatoire s’inquiète des moyens disproportionnés utilisés par les autorités et la justice congolaise à l’encontre des responsables de l’ASADHO/Katanga alors que le rapport de l’organisation congolaise de défense des droits de l’Homme tendait à alerter ces mêmes autorités sur les dangers de la non application d’un décret présidentiel.
 
Au regard de l’absence totale d’éléments de preuves permettant au parquet de qualifier une atteinte à la sureté de l’Etat ou de propos diffamatoires à l’égard de M. Golden Misabiko, l’Observatoire dénonce la détention arbitraire de M. Misabiko.
 
Par conséquent, l’Observatoire demande aux autorités congolaises de procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de M. Misabiko en l’absence de toute charge valable, ainsi que de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique.
 
Enfin, l’Observatoire demande aux autorités congolaises de mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme, conformément aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.
 
Pour plus d’informations, merci de contacter :
FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18
OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39




Revenue Watch Institute - 31/07/2009

Revenue Watch demande la libération d'un militant de la transparence arrêté par les agents de sécurité congolais

NEW YORK—Revenue Watch Institute se joint à ses collègues de la coalition internationale Publiez Ce Que Vous Payez  pour demander aux autorités de la République démocratique du Congo de libérer immédiatement Golden Misabiko, militant de la transparence et des droits de l'homme, arrêté le 24 Juillet par l'ANR, l'Agence Nationale de Renseignement du Congo, et accusé d' « atteinte à la sûreté de l'Etat » et de « dénonciation calomnieuse ».
Mr. Misabiko est président de l'Association africaine pour la protection des droits de l'homme (ASADHO) et un leader de la coalition Publiez Ce Que Vous Payez congolaise. Son arrestation est le dernier acte d'harcèlement du gouvernement à son encontre qui fait suite à un rapport récent d'ASADHO mettant en accusation la corruption dans le secteur minier et appelant à la publication du nouveau contrat entre la République démocratique du Congo (RDC) et AREVA, la multinationale nucléaire française.

« Le respect des porte-paroles des citoyens est une des caractéristiques principales de la bonne gouvernance », a déclaré Karin Lissakers, directrice de Revenue Watch. « Les officiels congolais doivent mettre fin à la répression des voix dissidentes s’ils espèrent solder l'héritage de la guerre civile et promouvoir la stabilité nécessaire au succès de l'industrie minière et des autres secteurs de l'économie ».

Bien que la RDC dépende économiquement de l'exploitation minière, l'absence de publication regulière des recettes du gouvernement du secteur extractif persiste. La RDC fait partie d'un groupe de près de trente pays riches en ressources naturelles s'étant engagés à mettre en œuvre l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), un mécanisme international visant à établir la transparence dans la gestion du pétrole, du gaz et de minéraux.

Mme. Lissakers a déclaré: « Les gouvernements doivent traiter les activistes comme M. Misabiko comme des partenaires dans le cadre de l'ITIE. Sans une collaboration légitime entre le gouvernement et les groupes de la société civile, aucun pays ne peut prétendre à défendre les principes de l'ITIE; les critères de base de l’initiative ne sont pas respectés ».
CONTACTS:
Jed Miller, +1 917 257-0670, jmiller@revenuewatch.org (US)




Coalition "Publiez ce que vous payez" - 29/07/2009

République Démocratique du Congo:
PCQVP demande la libération immédiate du militant de la transparence Golden Misabiko

Source: PWYP International - déclaration publique
Date: 29 jui 2009

Golden Misabiko, le Président de l’Association africaine pour la défense des droits de l’Homme (ASADHO)/Katanga a été arrêté le 24 juillet à Lubumbashi et placé en détention provisoire. Timothée Mbuya, le Vice-président de l’ASADHO/Katanga a également été arrêté le 24 juillet puis relâché le même jour. ASADHO est membre de Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) République Démocratique du Congo.
Les deux hommes avaient été interpellés et interrogés à Lubumbashi par des agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) de la République Démocratique du Congo. Monsieur Misabiko a été inculpé pour “atteinte à la sûreté de l’Etat” et “propos diffamatoires” et attend d‘être jugé.
Militant des droits humains et de la transparence des revenus extractifs, Monsieur Misabiko fait campagne aux côtés d’autres organisations de la société civile congolaise en faveur d’une reddition des comptes accrue dans la gestion des ressources minières de la province du Katanga, une région riche en cuivre et cobalt. Ses activités de militant lui ont valu de multiples interpellations et arrestations par le passé.
Le 12 juillet dernier, l’ASADHO/Katanga avait publié un rapport dénonçant l’implication d’institutions étatiques dans l’exploitation illicite et dangereuse de la mine uranifère de Shinkolobwe et l’opacité entourant la signature d’un contrat entre le gouvernement congolais et le groupe nucléaire français AREVA.
La République Démocratique du Congo est l’un des 21 pays africains candidats à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE)**, une initiative internationale pour une transparence accrue dans les secteurs minier, gazier et pétrolier, et s’apprête à évaluer sa mise en oeuvre au niveau national. La société civile est une des parties prenantes à ce processus tripartite et siège au sein du comité national chargé de veiller à sa mise en oeuvre en RDC.
PCQVP demande la libération immédiate de Golden Misabiko et l’abandon de toutes les charges à son encontre.
PCQVP exhorte le gouvernement congolais à garantir la liberté de la société civile de prendre part au débat sur la manière dont les ressources minières de leur pays sont gérées et à garantir leur sécurité et intégrité physique.
Notes:
*Publiez Ce Que Vous Payez est une coalition internationale d’organisations de la société civile présente dans une cinquantaine de pays. PCQVP plaide pour une transparence accrue des industries minières, gazières et pétrolières.
**L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) est une initiative tripartite constituée de gouvernements, d’entreprises du secteur extractif et d’organisations de la société civile, qui s’est fixée pour but d’accroître la transparence des revenus miniers, gaziers et pétroliers. La République Démocratique du Congo a adhéré à l’ITIE en 2005 et a l’obligation d’accéder au statut de pays conforme à l’initiative à l‘échéance de mars 2010.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter ::
Marie-Ange Kalenga, Coordinatrice de PCQVP Afrique
+ 237 9639 3651
mkalenga@gmail.com



Déclaration de la Société civile du Katanga
Publié le 30/07/2009 16:34 dans Libérez G. MISABIKO - Ajouter un commentaire
LES ORGANISTIONS DE LA SOCIETE CIVILE DU KATANGA
 
Déclaration des  Organisations de la Société Civile de la Province du Katanga consécutive à l’arrestation arbitraire et la détention de Monsieur Golden MISABIKO, Président de l’ONGDH ASADHO/Katanga.
Dossier : l’exploitation illicite et clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe
                au Katanga, République Démocratique du Congo.
Nous, Organisations de la Société  Civile Congolaise de la Province du Katanga,
Considérant qu’ en date du 13 juillet 2009, l’ONGDH ASADHO/Katanga a publié un rapport sur l’exploitation illégale et clandestine de la mine de Shinkolobwe par les exploitants miniers artisanaux, en complicité avec les agents et responsables de différents services publics chargés de la protection de ce site interdit de toutes les activités minières ;
Considérant qu’à la suite de cette publication, les agents de l’Agence Nationale des Renseignements, ANR en sigle, Direction provinciale du Katanga, ont arrêté, le Vendredi 24 juillet 2009, Monsieur Golden MISABIKO, Président de l’ASADHO/ Katanga et l’ont transféré en détention, le Samedi 25 juillet 2009, au Parquet de Grande Instance de Lubumbashi ;
Convaincus que ledit rapport confirme les informations contenues dans plusieurs autres rapports des Organisations Non Gouvernementales tant nationales qu’internationales et ceux des services et autorités publics ;
Compte tenu du fait que les autorités détiennent, par devers elles, toutes ces informations et les cachent malencontreusement à la population l’exposant de ce fait  aux effets néfastes d’irradiation par l’uranium ;
Considérant que cette exploitation artisanale et clandestine nuit dangereusement à la santé  des creuseurs et de toute la population de Likasi, Kambove, Kolwezi et Lubumbashi ;
Considérant que les démarches entreprises par les différentes organisations de la Société  Civile en vue d’obtenir sa remise en liberté ne sont pas concluantes du fait que les Magistrats chargés d’examiner ce dossier subiraient des interférences politiciennes les empêchant ainsi de libérer Monsieur Golden MISABIKO ;
Eu égard à ce qui précède ;
Confirmons : 
Les conclusions du rapport publié par ASADHO/ Katanga ;
La détention par les autorités de toutes les informations relatives à la continuité de l’exploitation clandestine de cette mine uranifère ;
Exigeons :
De la Justice Congolaise : la libération de Monsieur Golden MISABIKO, car les faits mis à sa charge (atteinte à la sûreté de l’état et diffamation) sont imprécis et obscurs ;
De la Communauté Internationale et du Gouvernement Congolais : la mise en place d’une commission tripartite – Communauté Internationale, Gouvernement Congolais et la Société Civile chargée - d’évaluer les effets de l’exploitation clandestine de cette mine uranifère sur les populations et l’environnement en vue de proposer, d’une part des mesures de protection et d’autre part des mesures d’atténuation d’irradiation.

Recommandons :
Au Gouvernement Congolais
de prendre de dispositions utiles pour mettre fin à l’exploitation illicite et clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe et de collaborer avec les Organisations de la Société Civile.
Rendre publics tous les rapports relatifs à l’exploitation de la mine uranifère de Shinkolobwe.
Aux Organisations de la Société Civile :
Rendre publics tous les rapports relatifs à l’exploitation de la mine uranifère de Shinkolobwe ;
Continuer à se mobiliser en vue d’obtenir la libération de Monsieur Golden MISABIKO ;
Sensibiliser la population sur les méfaits de l’exploitation artisanale de l’uranium

                                               Fait à Lubumbashi, le 30 juillet 2009.
                                             Pour Les Organisations de la Société Civile du Katanga






Initiative du Réseau "Sortir du nucléaire" - 27 juillet 2009


- Téléphonez à l'Ambassade de la République démocratique du Congo à Paris au 01 42 25 57 50

- Envoyez le message ci-dessous (tel quel ou en le personnalisant) par fax au 01 45 62 16 52, ou par e-mail à :
 
amb.rdc.paris@wanadoo.fr
contact@ambardcparis.com
chancellerie@ambardcparis.com
min_droitshumains@yahoo.fr
missionrdc@bluewin.ch
et en copie à :
 
asadhokat@ic-lubum.cd
cdh@ic-lubum.cd
licofrdc@yahoo.fr


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MESSAGE A ENVOYER
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Madame, Monsieur,

Nous vous prions de faire savoir aux plus hautes autorités de la République démocratique du Congo que nous demandons la libération immédiate de Monsieur Golden Misabiko, président de l'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, qui a été arrêté vendredi par des membres de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR) et transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi.

Il apparaît que M. Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié récemment un rapport qui révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe au Katanga est illégale et "dangereuse pour la santé publique", et qui dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales. Non seulement M. Misabiko et l'Asadho-Katanga ne devraient pas être inquiétés, mais ce rapport courageux et édifiant devrait leur valoir reconnaissance et soutiens.
 
Par ailleurs, l'exploitation de la mine de Shinkolobwe a été attribuée à la multinationale Areva, dont nous connaissons les méthodes antidémocratiques et néocoloniales. Sachant qu'elle a durablement contaminé, avec ses activités d'extraction d'uranium, de nombreuses zones de France et du Niger, nous ne saurions trop recommander la plus grande méfiance vis à vis de la société Areva.
 
Dans l'immédiat, nous demandons la libération sans condition de M. Misabiko et l'abandon de toute poursuite ou intimidation à l'encontre des membres de l'Asadho-Katanga.
 
En vous remerciant par avance, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre engagement en faveur de l'environnement et de la Démocratie.
 
NOM - Prénom :
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