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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 18:25

Reçu de Care France,


Merci de diffuser !

 

28 avril 2010

 

Crise alimentaire au Niger: CARE lance un appel de 5 millions d’euros et exhorte la communauté internationale à ne pas commettre les mêmes erreurs qu’en 2005.


http://www.carefrance.org/images/news/100421_diffa_046.jpg

Photo : © Stephane Petitprez/CARE

 

CARE lance un appel aux dons de 5 millions d’euros pour couvrir l’urgence et la réponse sur le long terme. En étroite collaboration avec le gouvernement nigérien, les bureaux des Nations Unies et les organismes humanitaires, CARE aidera environ 660 000 personnes dans les zones les plus touchées de Diffa, Maradi et Tahoua. CARE mènera des programmes d’« argent contre travail » pour aider les familles les plus pauvres à satisfaire leurs besoins alimentaires tout au long de la saison difficile et à acheter des graines pour la saison des cultures en juin ; distribuera de la nourriture aux élèves et aux plus démunis ; appuiera les bergers en facilitant l’accès aux points d’eau des troupeaux, en réhabilitant et en protégeant les pâturages, et en leur garantissant une alimentation animale appropriée.
 
Près de 7,8 millions de Nigériens, soit plus de la moitié de la population, sont menacés par une grave crise alimentaire, conséquence d’une saison des pluies désastreuse et de maigres récoltes fin 2009. De nombreuses familles réduisent déjà le nombre de leurs repas journaliers et consomment pour survivre de simples baies amères. Les bergers voient leurs troupeaux dépérir par manque de pâturages ou les vendent contraints et forcés à des prix en dessous du marché afin de s’acheter à manger, perdant ainsi tout bénéfice.
 
« Un vieil homme d’un village de la région de Diffa faisait la comparaison avec la crise de 1974-75, lors de la famine au Sahel », raconte Stéphane Petitprez, coordinateur des urgences de CARE au Niger. « Les niveaux d’insécurité alimentaire sont nettement plus élevés qu’en 2005. Sans une réponse adaptée en temps et en heure de la communauté internationale, la catastrophe humanitaire ne tient qu’à un fil. »
 
Pour CARE, qui a déjà entamé les distributions de 80 tonnes de boulgour dans la région de Tahoua, il est impératif de ne pas répéter les mêmes erreurs qu’en 2005.
 
Les lacunes de l’intervention en 2005 sont connues : les pouvoirs publics et la communauté humanitaire avaient tardé à tirer la sonnette d’alarme de la crise alimentaire, la plupart des organisations humanitaires avaient répondu trop tard, et les fonds s’étaient avérés insuffisants. Il avait fallu la retransmission d’images d’enfants mourant de faim pour que le monde entier réagisse.
 
Des similitudes avec 2005 apparaissent et tant les donateurs que la communauté humanitaire doivent en tenir compte afin d’éviter une nouvelle catastrophe. Dans les deux cas, les faibles précipitations ont entraîné de maigres récoltes qui n’ont fait qu’entamer les réserves alimentaires du pays. Une augmentation soudaine des prix, de l’ordre de 30 % au-dessus de la moyenne, signifie certes que la nourriture est encore disponible, mais à un prix que les familles pauvres ne peuvent se permettre.
 
Et, à l’instar de 2005, le monde entier a les yeux fixés sur une autre catastrophe.
 
« En 2005, le tsunami en Asie monopolisait toute l’attention et tous les donateurs. Aujourd’hui, c’est Haïti », déclare Amadou Sayo, qui avait dirigé l’intervention d’urgence au Niger en 2005. « Beaucoup de pays ont généreusement alloué d’énormes ressources pour porter assistance aux Haïtiens, ne laissant que très peu pour des catastrophes comme la crise alimentaire au Niger, qui ne sont pas médiatisées. »
 
Comme en 2005, il y a aujourd’hui une fenêtre d’action très courte pour les gouvernements et les donateurs pour dégager des fonds afin d’éviter la crise. Cette crise ne devrait atteindre son paroxysme qu’en juin/juillet, mais la plupart des appels de fonds, tel celui du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ne sont encore qu’à moitié financés.
 
Des entretiens peuvent être organisés avec l’équipe francophone de CARE Niger.
 
Contacts presse :
 
Alexandra Banget-Mossaz (Paris)
01 53 19 89 92 / 06 78 30 99 36
 
Melanie Brooks (Genève)
+41 79 590 30 47
 

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