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Environnement

Jeudi 5 novembre 2009
Reçu de la Criirad,

 

 

CRIIRAD

471 av. Victor Hugo

26000 VALENCE

Tel : 04 75 41 82 50

Fax : 04 75 81 26 48

Email : communication@criirad.org Site web : www.criirad.org

 
INFORMATION CRIIRAD

 

DECOUVERTE TARDIVE D’UN PROBLEME DE CONCEPTION SUR L’EPR

 

 

 

 

 


Le 3 novembre 2009

 

 

 

 

 

 

 


La CRIIRAD demande la constitution d’une commission d’enquête sur les conditions d’autorisation de l’EPR de Flamanville.


Lundi 2 novembre 2009, les autorités de sûreté nucléaire britannique [1], finlandaise [2] et française (ASN) ont publié une déclaration commune

 pointant un grave défaut de conception dans l’EPR, l’European Pressurized water Reactor.

Ce défaut concerne en effet le système de contrôle-commande, un ensemble d’équipements matériels et informatiques qui permet de réguler le fonctionnement du réacteur. Il s’avère que le système de contrôle en fonctionnement normal est interconnecté, et de façon très complexe, au système qui doit prendre le relais en cas de défaillance. Dès lors, une panne du système d’exploitation en fonctionnement normal pourrait se répercuter sur le système de secours et l’empêcher de jouer son rôle.

L’indépendance d’un système de secours vis-à-vis du système dont il doit pallier le dysfonctionnement est une condition basique de la sûreté. Il s’agit d’un défaut de conception presque grossier et d’autant plus incompréhensible qu’il concerne le système de contrôle commande, un élément majeur de la sûreté qu’un responsable de l’ASN qualifie d’épine dorsale de l’installation.

QUESTION : Comment se fait-il que cette découverte intervienne de façon aussi tardive ?

Sur le site d'Olkiluoto, en Finlande, le chantier de construction a commencé en 2005 ; à Flamanville, dans la Manche, les travaux ont débuté en 2006 (avant même la publication en 2007 du décret d’autorisation). Lorsqu’un réacteur nucléaire est en cours de construction c’est que les études de sûreté ont été réalisées et que la conception de l’installation a été jugée suffisamment sûre pour obtenir l’autorisation de création. Dès lors, comment se fait-il qu’un défaut majeur sur un équipement majeur – « l’épine dorsale de l’installation » selon l’ASN – ait pu passer au travers ?

De fait, les organismes français [3] en charge des expertises et contrôles relatifs à la sûreté de l’EPR ont tous donné leur feu vert à un projet présenté comme une avancée importante en matière de réduction des risques d’accident ! C’est notamment le cas de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui est intervenue tout au long du processus d’élaboration et d’autorisation de l’EPR.

Rappelons que des « objectifs de sûreté renforcés » avaient été fixés dès 1993 par l’ASN et son homologue allemand ;

Rappelons qu’en 2004, sur la base de l’examen réalisé par l’ASN avec l’appui du groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires, les pouvoirs publics ont indiqué qu’ils considéraient que les options de sûreté retenues satisfaisaient à l’objectif d’amélioration de la sûreté.

Rappelons que le 8 décembre 2006, après avoir analysé les dispositions prises pour prévenir les risques d’accidents, la commission interministérielle des installations nucléaires a donné un avis favorable au projet de construction de l’EPR de Flamanville.

Rappelons que le 16 février 2007, l’ASN a remis à son tour un avis favorable

 
sur le projet et ce, sur la base d’un examen technique conduit de 2002 à 2006 en parallèle à l’élaboration du rapport de sûreté par AREVA et EDF.

Rappelons que l’avis de l’ASN ne mentionne aucune réserve et souligne au contraire que l’EPR de Flamanville « a bénéficié d’un examen beaucoup plus large et plus approfondi que précédemment réalisé sur les réacteurs électronucléaires ».

 

 


L’instruction du dossier EPR par les organismes de contrôles a donc duré des années et l’autorisation de création a été délivrée par décret en date 10 avril 2007

 
[4] sur la base du résultat favorable de ces différentes expertises. Dès lors, comment se fait-il que le problème soit mis en évidence aussi tard, et peut-être même à l’initiative de l’autorité de sûreté nucléaire britannique.

La CRIIRAD demande qu’une commission d’enquête soit mise en place afin de déterminer pourquoi aucune des études effectuées par les experts français n’a permis d’identifier un défaut de conception grossier affectant qui plus est un élément essentiel de l’installation.

Il faut réexaminer les études de sûreté du système de contrôle-commande qui figurait dans les dossiers validés par les organismes de contrôle. Déterminer pourquoi le dysfonctionnement n’a pas été repéré. S’agit-il d’un problème de compétence, de méthodologie, de procédure ? Compte tenu des enjeux économiques, des pressions ont-elles été exercées sur l’ASN afin d’obtenir un avis favorable en renvoyant à plus tard la résolution des problèmes ?

Le réacteur comporte-t-il d’autres défauts de conception mettant en cause sa sûreté ? Faut-il confier à des experts extérieurs un réexamen exhaustif des éléments de sûreté afin de vérifier si d’autres défauts de conception n’ont pas été négligés ?


Par ailleurs, la déclaration commune des autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française suggère qu’elles ont découvert le problème simultanément et chacune de leur côté. Cela paraît peu probable et demande en tout cas à être vérifié, sur la base d’une chronologie fine des expertises et des échanges entre les différents organismes. Lorsque la déclaration indique que « l’Autorité de sûreté nucléaire britannique (HSE/ND), l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) et l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise (STUK) examinent actuellement la sûreté du réacteur EPR », il est utile de se rappeler que l’ASN est censée avoir effectué ce travail préalablement à l’autorisation de création délivrée en 2007 par les autorités françaises, alors que l’autorité de sûreté britannique en est à la phase d’étude préalable de la demande présentée par EDF et AREVA pour être autorisée à construire 4 EPR au Royaume-Uni.

La responsabilité particulière d’AREVA.

Les questions relatives à l’efficacité des contrôles ne dispensent pas le concepteur de l’EPR, AREVA, de répondre de ses responsabilités propres. Dans sa « mise au point sur la communication des autorités de sûreté

 
», le groupe AREVA affirme : « La sûreté du réacteur EPR n’est pas mise en cause et AREVA travaille actuellement avec les autorités de chaque pays afin d’apporter des adaptations qui répondent aux exigences locales ». C’est un flagrant délit de mauvaise foi : le défaut de conception du système de sûreté du réacteur ne relève pas d’ajustements à des demandes locales. Il s’agit d’un élément clef pour la sûreté de l’installation. Pour preuve, d’ailleurs, le fait que les autorités de sûreté nucléaire de trois Etats aient jugé nécessaire de faire sur le sujet une déclaration publique commune. La commission d’enquête doit également s’assurer qu’AREVA prenne le problème plus au sérieux que ne l’indiquent ses déclarations publiques. Ainsi que le rappelle AREVA dans son communiqué, l’EPR est actuellement le réacteur le plus puissant au monde (ou du moins le sera dès lors qu’il sera mis en service). Des défauts de conception dans des éléments essentiels pour la sûreté ne sont pas acceptables.

[1] Au Royaume-Uni, l’autorité de sûreté nucléaire est le ND-HSE (Nuclear Directorate of the Health and Safety Executive).
[2] En Finlande, l’autorité de sûreté nucléaire est le STUK (Finnish Radiation and Nuclear Safety Authority).
[3] Outre l’ASN, citons, le groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires, l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et la commission interministérielle des installations nucléaires.
[4] Décret no 2007-534 du 10 avril 2007 autorisant la création de l’installation nucléaire de base dénommée Flamanville 3, comportant un réacteur nucléaire de type EPR, sur le site de Flamanville (Manche)

[1] Nuclear Directorate (ND) of the Health and Safety Executive (HSE)

Documents cités en référence :

Déclaration commune des Autorités de Sureté Nucléaire

 
(fichier pdf)

Communiqué Areva

 
du 2 nov 2009 (fichier pdf)

Décret N° 2007-534 autorisant la création de l'EPR de Flamanville

 
(fichier pdf)

Avis de l'ASN

 
Avis n° 2007-AV- 0016 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 16 février 2007(fichier pdf)

Quelques repères chronologiques

 

CONTACT : CRIIRAD : 04 75 41 82 50
E-mail :
communication@criirad.org

 

 

 

Très amicalement,

L’équipe de la CRIIRAD

 

CRIIRAD 471 avenue Victor Hugo 26000 Valence

Tel : 04 75 41 82 50 / Fax : 04 75 81 26 48

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Lundi 12 octobre 2009
A voir absolument : ce mardi 13 octobre à 20 h 40 sur ARTE.

Rediffusion le jeudi 15 octobre 2009 à 9 h 55 sur ARTE

Déchets, le cauchemar du nucléaire.


Un film évènement, une enquête coup de poing de 98 mn.

Voir des extraits vidéos et plus d'infos sur ce reportage en cliquant sur :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs.

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ».

Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?

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Jeudi 8 octobre 2009

 

Nouvelles de Kokopelli. Octobre 2009

Effet de "Serres"

et révolution verte eugénique

Sur le site de Liberterre. Effet de "Serres" et révolution verte eugénique: Un article de 27 pages de Dominique Guillet.


A la suite de mes articles dénonçant l'imposture climatique "Caniculs-bénis" et "Carbone, mon Amour", je souhaite dénoncer, en longueur, le danger extrême qui menace tous les pays “en voie de développement” (ou plutôt en voie d’occidentalisation) en Asie, en Afrique et en Amérique Latine: l’imposition d’une “révolution verte eugénique”, déguisée très ingénieusement en une seconde révolution verte, “transgénique” cette fois. Cet article comprend plus de 200 liens référencés.


Sous le parapluie du “réchauffement climatique anthropique”, les multinationales de l’agrochimie, de la pharmacie et de la semence, ainsi que les divers cartels pétroliers, banquiers, agro-alimentaires, automobiles, assistés de leurs complices dans les organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale...) et dans les instituts agricoles (CGIAR, IRRI...) et soutenus par les plus grosses fondations du monde (Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) lancent une seconde révolution verte transgénique - avec des variétés génétiquement manipulées - pour “refroidir la planète” par les nécro-carburants et pour accroître la production alimentaire industrielle. Tout cela sur fond de mensonges climatiques. Mais les mensonges climatiques de Mr Al Gore sont peu de choses eu égard au fait qu’il fut l’homme de Monsanto, de 1993 à 2000, et qu’il est l’un des principau x responsables de l’invasion planétaire par les OGMs. Les mensonges climatiques de Mr Kofi Annan sont peu de choses eu égard au fait que son organisation AGRA est l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques. L’objectif non avoué de cette seconde “révolution verte”, et bien vaccinée, ne serait-il pas d’intensifier le processus de délestage démographique planétaire que les élites globalistes jugent présentement trop lent (à savoir 35 000 décès par faim tous les jours)?

Les personnes souhaitant réagir par rapport à cet article peuvent le faire sur le blog de Kokopelli.


 

Ouvrage "Bidoche"


Le nouvel ouvrage de Fabrice Nicolino "Bidoche: L'industrie de la viande menace le monde" est disponible en boutique Kokopelli. Vous en trouverez l'introduction sur le blog de Kokopelli .


 

Ouvrage "OGM: Semences de Destruction"


Cet ouvrage de William Engdahl "OGM: Semences de destruction. L'arme de la faim est l'un des meilleurs sur le sujet. Il est disponible en boutique Kokopelli.


Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM. À coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète. « Semences de destruction » mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c’est qu’il en est un. 

William Engdahl est l'auteur de nombreux articles sur:


- le tombeau des semences dans l'Arctique


- les vaccins: autisme, paralysie, nano-particules...


- les chimères génétiques


- le pic pétrolier


Il est également l'auteur de "Pétrole, une guerre d'un siècle : l'ordre mondial anglo-américain" aux Editions J. C. Godefroy. Son troisième livre "Full spectrum dominance" n'est pas encore traduit.


 

Ouvrage: "Printemps Silencieux"


L'Association Kokopelli a le plaisir de vous proposer une réédition de cet ouvrage célèbre de Rachel Carson avec la préface originale de Roger Heim, président de l'Académie Nationale des Sciences. Aux Editions Coyote. Il est disponible en boutique Kokopelli.

 

Colibris de Pierre Rabhi


Nous vous invitons à découvrir le site internet et les dynamiques de "Colibris": le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme de Pierre Rabhi, le vice-président de l'Association Kokopelli.


 

Fièvre du Goret


De nombreux amis de Kokopelli nous ont demandé de faire passer des informations sur les "vaccins" relatifs à la grippe H1N1 dite "grippe du Goret", "grippe du cochon volant", "grippe charcutière", etc. Cela fait de nombreuses années que nous nous sommes exprimés sur les méfaits de la mafia qui contrôle les semences, l'agrochimie, la pharmacie... Que pouvons-nous dire de plus?


Nous invitons tous les lecteurs intéressés à consulter la rubrique "pandémie H1N1" sur Liberterre qui présente une trentaine d'articles.

 

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Samedi 3 octobre 2009
Un petit boycott ??

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Vendredi 25 septembre 2009

DÉCHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE

 Mardi 13 octobre 2009

 ARTE - 20h45 

 

 

 

 

Un rendez-vous à ne pas manquer, et à diffuser le plus largement possible : 


Le mardi 13 octobre 2009, sur ARTE, à 20 H 45 :


DÉCHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE


Un film qui lève le voile sur un sujet où la désinformation prévaut, avec la participation du laboratoire de la CRIIRAD.

 

Les déchets radioactifs apparaissent comme le talon d’Achille du nucléaire, son « pire cauchemar ». Le film de Laure Noualhat et Eric Guéret nous entraîne dans une enquête internationale, des fûts radioactifs immergés au large des côtes françaises au site contaminé de fabrication des bombes américaines de Hanford, des villages touchés par la première catastrophe nucléaire russe de Mayak à l’usine de retraitement de La Hague en passant par le site d’enfouissement des déchets de Bure… 
 

Le laboratoire de la CRIIRAD a accompagné l’équipe du film pour assurer la coordination scientifique, effectuer des mesures et des prélèvements et interpréter les résultats d’analyses.

 

Réalisation Éric Guéret
Une enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret
2009

98 mn

BANDE ANNONCE :

Pour découvrir la bande annonce du film rendez-vous sur le site de Arte :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

 

 

INTERVIEW DES AUTEURS

Pour découvrir l’interview des auteurs, Eric Guéret et Laure Noualhat, qui racontent la genèse du film, et l’importance de la contribution de la CRIIRAD :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/2770704.html 

 

 

 

Rendez-vous le mardi 13 octobre à 20h45 sur Arte.

N’hésitez pas à transmettre l’information autour de vous

 

A noter :

Si vous ratez la diffusion ou souhaitez revoir le film, le DVD sera mis en vente par la CRIIRAD à partir du 6 octobre au prix de 15 Euros (+2,50 euros de frais de port) .

Egalement disponible à partir du 8 octobre le livre de la journaliste Laure Noualhat : « Déchets, le cauchemar du nucléaire »

 


Très amicalement,

L’équipe de la CRIIRAD


CRIIRAD 471 avenue Victor Hugo 26000 Valence

Tel : 04 75 41 82 50 / Fax : 04 75 81 26 48

E-mail : asso@criirad.org
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Vendredi 28 août 2009
Reçu du réseau sortir du nucléaire,

EXCLUSIF
Le chantier de l'EPR en Chine est reporté
et pourrait bien être définitivement annulé
 
- Les flops des chantiers EPR (Finlande et France) et les accusations de corruption contre Areva et EDF remettent en cause l'EPR en Chine
- On comprend mieux pourquoi les autorités chinoises ont refusé dès juin que M Fillon vienne en Chine fin août pour le "lancement" de l'EPR


 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle que la cérémonie du "premier béton" du réacteur nucléaire EPR, qui devait avoir lieu hier jeudi 27 août 2009 à Taishan (Chine), a été annulée sans qu'aucune autre date ne soit avancée.
 
Il est désormais fort possible que les projets d'EPR soient définitivement annulés par les autorités chinoises. Ce serait une excellente nouvelle, ne serait-ce que parce que le seul EPR vendu, à la Finlande, va coûter des milliards d'euros à la France et non lui rapporter de l'argent.
 
Officieusement, Areva tente de justifier cette déconvenue par… des intempéries qui seraient survenues à Taishan. Mais, dès le mois de juin, les autorités chinoises avaient fait savoir au premier ministre français François Fillon qu'il ne serait pas accueilli en Chine pour la cérémonie du "premier béton". On a du mal à imaginer que la météo de Pékin avait prévu à l'avance les supposées intempéries dont parle Areva...
 
Il semble bien que les autorités chinoises aient décidé délibérément de reporter cette cérémonie et se posent sérieusement la question de l'annuler définitivement, d'autant que :
- les Chinois suivent bien évidemment de très près les graves déconvenues rencontrées par les chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF), qui rivalisent de malfaçons, de retards et de surcoûts (*)
 
- Areva et EDF sont soupçonnés par les autorités chinoises d'avoir corrompu Kang Rixin, ex-chef du programme nucléaire chinois et ex-président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), pour qu'il choisisse le réacteur EPR pour le site de Taishan.(**)
 
Il est désormais avéré que le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier. Conçu au début des années 90, l'EPR est déjà complètement obsolète. L'EPR n'est certifié ni aux USA ni en Grande-Bretagne, et il risque fort de ne jamais l'être du fait de sa vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne (***). Enfin, des projets de construction d'EPR ont été annulés (****) en Afrique du Sud, dans le Missouri, en Ontario…
 
Finalement, à part la Finlande (qui le regrette amèrement), le seul pays auquel l'industrie nucléaire française et son VRP M. Sarkozy ont réussi à vendre l'EPR est… la France. Il est encore temps de stopper le chantier EPR de Flamanville, d'annuler le projet EPR de Penly, et de reverser vers les économies d'énergies et les énergies renouvelables les milliards ainsi économisés.
 
 
 
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Jeudi 20 août 2009
Reçu du réseau Sortir du nucléaire,

Document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR :

30 000 signataires obtiennent un classement
sans suites en faveur de Stéphane Lhomme

SCOOP : la Justice tolère la publication illégale d'un document "confidentiel défense"

 

Plus de 30 000 signataires ont obtenu un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d'avion de ligne. En effet, le Vice-Procureur de Paris, en charge des questions de "terrorisme" et de "compromission des secrets", vient d'informer le Réseau "Sortir du nucléaire" du classement "sans suite" de cette procédure au cours de laquelle Stéphane Lhomme a été placé deux fois en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI).

Il est très frappant de constater que ce haut magistrat, tout en rappelant l'interdiction de révéler des documents classifiés (infraction passible de 5 ans de prison), classe l'affaire sans autre commentaire. Il est donc implicitement reconnu que, dans certaines circonstances, il est justifié de révéler un document confidentiel défense. En l'occurrence, il s'agissait d'informer les citoyens d'un grave mensonge, de la part d'Areva, d'EDF et de autorités françaises, qui prétendent que le réacteur EPR serait conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.

En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (voir notre dossier Document confidentiel défense). Ce document a été évoqué à de nombreuses reprises dans la presse, et a jeté le trouble sur le débat public officiel organisé en 2005 et 2006 sur le réacteur EPR : la Commission nationale du débat public a même censuré la contribution de "Sortir du nucléaire" qui évoquait le fameux document.

En mai 2006 et mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Depuis novembre 2003, Stéphane Lhomme était donc visé par une enquête "préliminaire" bien curieuse puisqu'elle courrait... depuis plus de 5 ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire était l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.

Lancée en juin dernier, la pétition demandant la clôture de l'enquête préliminaire, et surtout un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, a rencontré un très vif succès avec plus de 30 000 signataires, que le Réseau "Sortir du nucléaire" remercie chaleureusement.

Désormais, Stéphane Lhomme demande à pouvoir accéder au dossier, ce qui est de droit après le classement sans suites. Par ailleurs, en lien avec cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (**) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Il est nécessaire que toute la vérité soit faite sur cette seconde affaire.

(*) Parmi les signataires, on note des personnalités comme Corinne Lepage, Noël Mamère, Olivier Besancenot, José Bové, Jacqueline Fraysse, Yves Cochet, mais aussi le navigateur Eugène Riguidel, des représentants associatifs comme Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Criirad), des artistes renommés comme Stéphane Sansévérino, Henri Texier, Kent, Etienne Davodeau, etc.
 
(*) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo".
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Dimanche 16 août 2009
Reçu du Réseau sortir du nucléaire,

EPR en Chine / Soupçons de corruption :
les dénégations d'Areva peu convaincantes
 

- Un dirigeant d'Areva a été retenu plusieurs semaines en Chine après la vente des EPR
- Les PDG d'Areva et d'EDF ont signé des accords en Chine concernant ces réacteurs
- Seule l'hypothèse de la corruption peut expliquer que les Chinois aient acheté des EPR
- La vente des deux EPR à la Chine pourrait sous peu être définitivement annulée

 
 
Après les accusations de corruption portées par les autorités chinoises à l'encontre de Kang Rixin, chef du programme nucléaire chinois et président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), les dénégations d'Areva, soupçonnée de corruption, sont fort peu convaincantes.

En effet, Areva se défend en expliquant avoir signé ses contrats avec l'électricien chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company) et non avec CNNC. Or :

- jusqu'à ce jour, Kang Rixin n'était pas seulement président de CNNC, il était aussi le grand chef de l'ensemble du programme nucléaire chinois et avait à ce titre toute latitude pour intervenir sur le dossier EPR

- un dirigeant d'Areva, Paul Felten, a été retenu plusieurs semaines en Chine fin 2007 et début 2008... et il s'agissait déjà de soupçons de corruption


Qui plus est, l'hypothèse de la corruption donne enfin une explication à l'incompréhensible intérêt des Chinois pour l'EPR. En effet, les deux chantiers EPR en cours sont des désastres industriels et financiers (1), tant pour Areva en Finlande que pour EDF à Flamanville (Manche). Cela dissuade fort logiquement la quasi totalité des acheteurs potentiels de faire l'acquisition de réacteurs EPR, ou les pousse à annuler les achats d'EPR prévus comme c'est le cas d'Eskom (Afrique du Sud) (2) et d'AmerenUE (Missouri, USA) (3). Il est désormais possible, voire probable, que les Chinois annulent définitivement l'achat des deux EPR.

Pour contourner le problème, EDF a racheté British energy à grand frais pour commander elle-même des EPR et les construire en Grande-Bretagne. Mais, le 1er juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire britannique a mis à jour une grave faille de sûreté (4) dans le système de contrôle de l'EPR, réduisant à néant les espoirs d'Areva et EDF, cette dernière ayant donc déboursé 15 milliards pour rien.

Seuls les pays dont les dirigeants ne connaissent rien au nucléaire - comme M Sarkozy (France) et M Berlusconi (Italie) - envisagent encore la construction de réacteurs EPR, mais ils devraient assez rapidement prendre conscience de la réalité et prendre enfin des décisions sérieuses (c'est-à-dire économiser l'énergie et développer les énergies renouvelables).

Enfin, si Kang Rixin est corrompu... c'est bien qu'il a fait affaire avec des corrupteurs. Areva et EDF étant les bénéficiaires de la transaction, il est légitime de se demander si les PDG de ces deux entreprises n'ont pas "oublié" quelques millions de dollars dans la voiture de Kang Rixin après avoir signé des accords avec lui (cf
http://fce.ccifc.org/2007-11/doc/contrats.pdf) pour la construction (par Areva) et la co-exploitation (par EDF) des deux EPR en question.

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(1) http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp
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Mardi 11 août 2009
Reçu de Univers Nature,

Le Tour de France : mauvaise donne pour l’environnement


Quiconque pensait que les courses cyclistes étaient placées sous le signe du respect de l’environnement devrait voir ses illusions réduites à néant par les récentes déclarations de la Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin (CoVe) dans le Vaucluse. Après le passage du Tour de France et de quelques centaines de milliers de spectateurs, les services de la CoVe se sont attelés lundi 27 juillet, de 5h à 14h, à un laborieux travail de nettoyage. Au total, dix agents du service Gestion des déchets ont pris en charge la collecte des 88 caisses, colonnes et conteneurs spécialement installés pour la manifestation. En parallèle, cinq autres agents du service Nettoiement nettoyaient les bas-côtés menant au sommet du Géant de Provence, ou Mont Ventoux, arrivée de cette étape.
Le bilan de cette opération massive de nettoyage s’élève à 20 tonnes de déchets ramassées, dont 1,5 tonne de verre et 800 kg de plastiques et d’acier-aluminium (équivalent de 30 000 bouteilles d’eau et 20 000 canettes). Pour le mouvement politique écologiste Génération Ecologie, cela représente autant de déchets qui ne seront pas revalorisés et iront directement soit à l’enfouisseur, soit à l’incinérateur. En définitive, les collectivités, outre le privilège de s’acquitter du droit d’accueillir le Tour de France, doivent prendre à leur charge l’intégralité des coûts de collecte et d’élimination des déchets.

Cependant, les déchets ne sont pas les seules nuisances à ternir l’image emblématique du Tour de France. Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour un événement qui promeut ce mode de déplacement respectueux de l’environnement qu’est le vélo, le Tour de France est loin d’être neutre en terme d’émissions de CO2. Si les candidats sont au cœur de la course, il ne faut pas omettre l’encadrement massif dont ils font l’objet, composé notamment d’une caravane publicitaire permanente, d’une escorte de motos et de voitures de directeurs sportifs, de bus et de camions de logistique, sans oublier les nombreux fidèles de cette manifestation qui n’hésitent pas à parcourir des kilomètres pour suivre l’évolution des coureurs.

Pointant du doigt les coulisses de l’un des événements nationaux les plus populaires, Génération Ecologie demande à la société du Tour de France de prendre ses responsabilités. Le parti politique exige ainsi que celle-ci publie son Bilan Carbone et verse la compensation au PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) ou à Landes Aids (Ensemble pour la reforestation de la forêt landaise). Il insiste également sur la nécessité de faire de la sensibilisation des spectateurs à la question des déchets une priorité, la caravane publicitaire devant, elle aussi, « adopter un comportement éco-citoyen ».


Cécile Cassier
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Mercredi 1 juillet 2009
Reçu de Univers Nature,



2008, un bon cru pour les producteurs de pesticides



Les ventes de pesticides se sont bien portées en 2008, avec 14 % de hausse du chiffre d’affaire (2,079 milliards d’euros) pour une augmentation des volumes de 2 % (78 600 tonnes). L’analyse des chiffres de vente des différentes familles de pesticides montre toutefois des situations très différentes. En effet, la diminution des insecticides est très nette (- 40 % en volume), tandis que les fongicides et herbicides affichent une hausse respective de leurs volumes de 6 % et 1,7 %.

Pour l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes), cette hausse globale s’explique entre autres par des raisons conjoncturelles : augmentation des surfaces de céréales, conditions climatiques favorisant les parasites (notamment le mildiou sur la vigne et la pomme de terre). A ce titre, les viticulteurs ne dérogent pas à leurs habitudes en demeurant les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15 % des utilisations des phytosanitaires pour seulement 3,5 % des surfaces cultivées.

L’engagement gouvernemental pris l’année passée, à la suite du Grenelle de l’environnement, de réduire 'si possible' de 50 % l’utilisation de pesticides d’ici à 2018 s’engage donc mal, d’autant que les prévisions actuelles mettent en avant une probable stabilité du marché pour 2009 et non une réduction. Enfin, rappelons que si ces chiffres montrent une belle réduction depuis 2000 (99 600 tonnes), les substances mises sur le marché sont de plus en plus concentrées, un point qui facilite la diminution des tonnages mais pas celle des nuisances associées…

 


Pascal Farcy
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