Chaque jour apporte son lot de tueries, de sang et de larmes sur la belle terre d'Espagne... Et chaque jour, des femmes et des hommes de ce pays et d'ailleurs, de tous âges et de toutes origines, luttent ensembles contre l'indifférence et se remettent à la tâche : sauvent ceux qui peuvent l'être, pansent les blessures, soulagent les souffrances, caressent les flancs creux et les chanfreins pelés ...
Non, l'Homme n'a pas le privilège de la souffrance, ni de la peur, ni de la peine. Que nous racontent les regards vides de ces chiens qu'on mutile ? Quelle plainte douloureuse s'élève de ces corps saccagés, de ces vies qu'on ignore ? Qu'ils sont vaillants ces soldats de l'absurde, qui soignent et protègent aujourd'hui ceux que d'autres, demain, s'empresseront de violenter ... Il faut que ces horreurs cessent. Que chacun se penche en lui-même pour y redécouvrir l'essentiel : que la vie se respecte, quelque soit sa forme d'expression. Qu'il est du devoir de l'humain de retrouver la place qui est la sienne, ni bourreau, ni sauveur, dans le grand chant de la vie. Ne perdons pas courage. Si nous baissons les bras, qui prendra soin d'eux ?