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Relai d'informations dans la protection animale, l'écologie mais aussi les injustices sociales, l'atteinte aux libertés. Chaque jour nous rappelle que l'homme n'est pas seulement un loup pour l'homme, c'est aussi un prédateur pour toute la création ...

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ROSELYNE BACHELOT CRAINT UNE ÉPIDEMIE DE CHIKUNGUNYA

Responsable du virus du chikungunya, le moustique Aedes albopictus se trouve principalement en Afrique de l’Est, en Asie du Sud-est et dans le sous-continent indien. Néanmoins, sa présence a été détectée depuis quelques années en Italie et dans des zones très localisées comme le Sud-Est de la France et la Corse (1), où le réchauffement climatique semble expliquer son développement. C’est ainsi qu’en 2007, le Nord de l’Italie a connu pour la première en Europe, une épidémie de chikungunya avec près de 250 personnes contaminées par le virus.

Dans cette situation, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, entend devancer une éventuelle épidémie en France métropolitaine (2). A ce titre, elle vient de présenter un dispositif renforcé pour prévenir et gérer une éventuelle apparition massive du chikungunya en métropole, notamment en renforçant la sensibilisation des professionnels, au sein desquels, les pharmaciens jouent un rôle de premier plan en direction de la population locale.


Le vecteur du chikungunya, l'Aedes albopictus, voit lui aussi son aire de répartition augmenter vers le Nord

Pour mémoire, le virus chikungunya (qui signifie 'marcher courbé', en raison des fortes douleurs articulaires qu’il provoque) est un virus transmis par le moustique Aedes albopictus. Les symptômes de la contamination apparaissent généralement 4 à 7 jours après la piqûre du moustique, avec une fièvre élevée brutale. S’y associent d’importantes douleurs articulaires et musculaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges), des œdèmes, des céphalées et, parfois, une éruption cutanée ou des hémorragies bénignes (surtout chez les enfants). Si l’évolution est le plus souvent favorable, des formes chroniques existent, caractérisées par des arthralgies persistantes (douleurs dans les articulations), récidivantes et parfois invalidantes. 
A ce jour, il n’existe ni vaccin, ni traitement préventif, contre l’infection du virus chikungunya, aussi la prise en charge thérapeutique repose essentiellement sur la prescription d’anti-inflammatoires pour soulager les douleurs.


Pascal Farcy

1- L’Aedes albopictus, également appelé moustique tigre, a d’abord été repéré de manière redondante dans les Alpes maritimes en 2004, la Haute-Corse en 2006, puis la Corse du Sud et le Var en 2007. De manière générale, les régions PACA, Corse, et Languedoc-Roussillon sont les zones géographiques qui présentent un fort potentiel de développement d’Aedes albopictus.
2- En 2006, l’Aedes albopictus s’était particulièrement fait remarquer sur l’île de la Réunion, où en quelque mois près de 300 000 personnes avaient été contaminées (pour un peu plus de 700 000 habitants).


Sur le même sujet :

 

Chikungunya : investigations en Ile de France


Suite au signalement d’un cas possible de Chikungunya chez une habitante de Gennevilliers en Ile de France, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales des Hauts de Seine a lancé une série d’investigations. Les premiers tests n’ayant pu déterminer avec certitude la présence du virus chez la patiente, de nouveaux prélèvements sérologiques seront effectués et transmis pour analyse au laboratoire Pasteur de Paris. En parallèle, l’Institut de veille sanitaire a engagé une enquête épidémiologique afin de définir les possibles facteurs d’exposition au virus, la patiente n’ayant pas effectué de séjour à l’étranger récemment.
Le Ministère de la Santé précise que « l’état de santé de la patiente n’inspire pas d’inquiétude » et rappelle que « le moustique vecteur du Chikungunya n’est pas implanté en Ile de France. Il n’y a donc aucune possibilité de transmission large du virus dans la région ».
La semaine dernière, le Ministère de la Santé a renforcé le dispositif de vigilance par crainte d’une épidémie de chikungunya dans le Sud-Est de la France.
Michel Sage
Nb : Le chikungunya se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqûre du moustique tigre. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqûre, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine. La maladie se manifeste en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre infectante, par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée associée à des douleurs articulaires qui peuvent persister plusieurs semaines.

Source : Univers Nature
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