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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 11:16

Alerte! Non au maïs OGM SmartStax de Monsanto et DowAlerte au « SmartStax »


L’OGM nouveau de Monsanto est arrivé ... sans évaluation!


01 août 2009

 

Alerte! Non au maïs OGM SmartStax de Monsanto et Dow

Montréal, Canada — En plein été, sans tambour ni trompette, les gouvernements américain et canadien annonçaient le 15 juillet dernier l’autorisation d’un nouveau maïs OGM de Monsanto et de Dow, le « SmartStax ». Ce dernier comporte huit gènes empilés dont deux de résistance à des herbicides et six produisant des insecticides. Une première!


Totalement résistant à toute évaluation scientifique!

L’annonce du gouvernement provient de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) qui, en quelques centaines de mots appuyés sur aucune étude scientifique, annonce laconiquement l’autorisation du maïs OGM SmartStax. Pour sa part, Santé Canada n’a même pas procédé à l’évaluation de la salubrité du nouveau maïs OGM SmartStax. Qui plus est, en donnant son aval au SmartStax, le Canada a carrément fait fi de la directive internationale du Codex des Nations Unies concernant la nécessité de procéder à des tests pour ce type d’OGM résultant de « méthodes classiques de sélection des végétaux à ADN recombiné ». Le maïs SmartStax est justement le produit de telles méthodes.

Adieu aux refuges

En autorisant le SmartStax, le gouvernement en a également profité pour réduire la zone refuge de 20% volontaire que les agriculteurs qui sèment du maïs OGM Bt résistant aux insectes sont normalement tenus de planter avec du maïs non-Bt et à moins d’un quart de mille de ce dernier.

Pourquoi un tel refuge? Pour tenter de ralentir l’adaptation inévitable des insectes aux pesticides que produisent les plantes OGM. Mais, avec le SmartStax, il n’en va plus ainsi, car la taille du refuge a été réduite à seulement 5 %!

L’ACIA n’a fourni aucune justification scientifique pour cette réduction draconienne des refuges, ce qui n’est guère surprenant vu la mollesse des règles d’intendance environnementale qu’elle applique aux cultures d’OGM. Par contre, on sait déjà que des insectes deviennent résistants à des plantes OGM à deux insecticides. Le SmartStax en a six!

Comme les insectes visés ne présentent pas actuellement des risques d’infestation au Québec ou ailleurs, on peut raisonnablement s’attendre à ce que les quelques insectes présents actuellement deviennent plus rapidement résistants à ces insecticides grace au SmartStax qui, alors, aura moins ou plus d’effet lorsqu’une véritable infestation aura lieu. Cependant, comme Monsanto et Dow sont des entreprises qui vendent aussi des produits chimiques, elles pourront alors vendre des pesticides encore plus puissants et dangereux aux agriculteurs qui les arrosseront sur leur maïs SmartStax.

Pire encore, le gouvernement fédéral compte sur Monsanto et Dow pour leur dire si quelque chose d’imprévu apparaissait! . Se fier à des entreprises comme Monsanto, engagées dans la distribution commerciale du SmartStax, pour qu’elles fournissent des renseignements liés à la sécurité des aliments, revient à charger le renard de surveiller le poulailler. Si vous le l’avez pas encore fait, allez visionner le documentaire Le monde selon Monsanto, pour comprendre comment l’autorisation sans évaluation scientifiquement rigoureuse et indépendante du SmartStax est possible.

Réglementation adaptée à Monsanto

Le génie génétique est une science complexe qui évolue vite, mais dont Santé Canada n’a jamais pu suivre les développements. Santé Canada et l’ACIA ne se sont jamais vraiment mesurés aux défis spécifiques liés aux OGM. En instaurant un processus d’autorisation des produits qui se borne à évaluer la « nouveauté » des caractères OGM plutôt que les complexités de la génétique, le gouvernement fédéral s’est doté d’un outil lui permettant d’autoriser plus rapidement les OGM, ce qui est tout bénéfice pour des entreprises comme Monsanto. Mais, dans le cas du SmartStax, les ministères concernés sont même allés à l’encontre de leur propre réglementation pourtant déjà trop laxiste.

Un débat démocratique n’a jamais précédé l’autorisation des cultures et des aliments OGM au Canada, il n’y existe aucun étiquetage obligatoire des OGM, et en dépit des 58 recommandations destinées à changer la situation, publiées par le Rapport du Groupe d’experts scientifiques de la Société Royale du Canada en 2001 (toujours ignorées par Ottawa), le gouvernement n’a jamais cherché à réformer le système réglementaire. Qu’est-ce que Santé Canada attend pour assumer ses responsabilités? Une autre crise sanitaire, provoquée cette fois par la dissémination d’aliments OGM non testés? Il est évident que le moment est venu de réviser à grande échelle la réglementation des OGM.

VOUS pouvez agir!

Vous pouvez faire deux choses :

1. Si vous ne l’avez pas déjà fait, envoyer maintenant un courriel à tous les députés de l’Assemblée nationale en faveur de l’étiquetage obligatoire des OGM (en 30 secondes seulement!)

2. Envoyer un courriel à la ministre de Santé Canada pour lui dire de retirer le SmartStax du marché! (en 30 secondes seulement)

— Éric Darier

 

Source : Greenpeace

 

Par Vivi - Publié dans : Ogm j'en veux pas - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 09:49
OGM le 30 juin 2009

MON 810 : l’absurde feu vert de l’EFSA


Bruxelles / Paris, le 30 juin 2009 – Selon l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA ou AESA), qui sera rendu public aujourd’hui, sur l’éventuelle réautorisation du maïs MON810, ce maïs ne présente aucun risque ou problème pour l’environnement et la santé humaine. Pourtant, douze Etats membres, dont la France, ont récemment fait part de leur préoccupation à l’EFSA et six Etats membres en ont interdit la culture sur leurs territoires sur la base d’études scientifiques de haut niveau. Le clash entre la Commission européenne et les Etats membres aura bien lieu.

« Une fois de plus, l’EFSA se voile la face et choisit d’ignorer les preuves scientifiques relatives aux effets négatifs sur l’environnement de ce maïs pesticide. Ceci est d’autant plus grave que la Commission européenne, bien loin d’assurer son rôle de gestionnaire des risques et de prendre en compte l’incertitude scientifique, ne se base que sur l’avis de cette seule agence ! L’avis de l’EFSA est donc un feu vert donné à un conducteur sans permis dans une voiture non assurée… Absurde et dangereux ! » s’indigne Rachel Dujardin, chargée de campagne OGM pour Greenpeace France.


Des scientifiques indépendants ont sérieusement mis en cause la qualité du dossier sur le MON810 soumis par Monsanto, ainsi que le travail d’évaluation de l’EFSA. Lors d’une initiative sans précédent, dix-huit ministres de douze Etats membres ont même adressé à l’autorité une lettre expliquant leurs inquiétudes concernant les impacts du MON810 sur les insectes non ciblés. Rien dans l’avis publié aujourd’hui par l’EFSA ne porte à croire que ces éléments aient été pris en compte.


Lors du Conseil européen de l’environnement de décembre dernier, les ministres avaient par ailleurs appelé à l’unanimité à une réforme des procédures d’autorisation des OGM dans l’Union européenne. Les ministres avaient notamment demandé à ce que les impacts à long terme des OGM sur l’environnement et la santé soient d’avantage pris en compte, comme l’exige d’ailleurs la loi européenne. De son propre aveu, l’EFSA n’est actuellement pas en mesure d’évaluer correctement l’impact environnemental des OGM à long terme,. La Commission européenne lui a donné jusqu’en avril 2010 pour se conformer au cadre légal.

« Comment l’EFSA peut-elle donner un avis positif sur la réautorisation du MON810, alors qu’elle reconnaît elle-même être dans l’incapacité d’évaluer correctement les impacts à long terme des OGM ?, s’interroge Rachel Dujardin. Dans l’attente d’une réforme des procédures d’évaluation, cette prétendue autorité doit arrêter de donner des avis sur des plantes transgéniques et la Commission doit cesser de les autoriser ! »


Greenpeace appelle la Commission européenne à prendre en compte les preuves scientifiques relatives aux impacts environnementaux et socio-économiques du MON810. Aucun OGM ne devrait être autorisé tant que leur système d’évaluation n’a été entièrement revu et que l‘EFSA est dans l’incapacité d’en évaluer correctement les risques.

 

 

Source : Greenpeace France

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 23:00

Reçu des faucheurs ogm,


Marche de 16 km,
samedi 20 juin 2009
de Greneville en Beauce à Toury

(site Monsanto de Poinville)

 

Nous avons été condamnés à verser 73 000 € à Monsanto (qui réclamait 600 000 € !) , suite à une action de fauchage de maïs OGM en 2004 à Greneville en Beauce (45).

Nous remettrons, le 20 juin, le 2ème chèque de paiement à la firme en attirant l’attention de l’opinion publique sur les « gamelles » trainées depuis des décennies par Monsanto.

Programme de la marche
- 11h - Greneville en Beauce - place de la mairie :

  • Coup de projecteur, par Pierre Jarre (49 de Greneville), sur les crimes contre l’humanité commis par Monsanto depuis des décennies

  • Intervention d’André Bouny ( DEFI Viêt-Nam), président du Comité International de soutien aux victimes de l’Agent Orange et au procès de New York

- 12 h – Repas sorti du sac
- 14 h précises – Départ de la marche avec banderoles et sono (16 km)
- 17 h30 – Arrivée - rassemblement à Toury - grande place
Résistance mondiale à la politique d’expansion des OGM et de Monsanto.
- 18h – Regroupement place de l’Abbaye St Denis à Toury
Résistance Mondiale aux OGM et à Monsanto, Annette Rimbert (49 de Gréneville).
- 18h 30 - Rassemblement final devant la firme Monsanto au lieu-dit Boissay (Commune de Toury - 28)

  • Dépôt du 2nd chèque des 49 de Greneville

  • Appel pour la réparation des dommages aux victimes et l’arrêt de l’empoisonnement de la planète

- 20h– Soirée Festive à « la Ferme des Bleuets »
16 Villepéreux
28140 Courbehaye

Vous nous soutenez ! Venez marcher avec nous !

Les 49 faucheurs volontaires de Greneville

Solidarité financière avec les faucheurs
SANS GENE - CASC
10 bis rue du Colonel Driant
31400 Toulouse - http://sans-gene.org/

DEFI Viêt- Nam
« Rêverie »
46400 Saint Jean Lespinasse

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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 11:20

Reçu de Terre Sacrée


De petits autocollants «Animaux nourris sans OGM» vont bientôt fleurir sur les produits présentés à la vente dans les commerces bretons. Ce sera sans doute autorisé dans quelques mois, mais c'est encore illégal. La Région prend le risque...


La viande sans organismes génétiquement modifiés (OGM) existe, et on a -heureusement! - le droit de la vendre, mais il est interdit de préciser sur l'étiquette que l'animal n'a jamais avalé le moindre organisme génétiquement modifié. Aujourd'hui, la seule référence prévue concerne les produits végétaux où la présence d'OGM doit être signalée dès qu'elle dépasse 0,9%. Pour les anti-OGM, conseil régional en tête, cette réglementation a pour effet de maintenir les consommateurs dans l'ignorance de la composition de leur nourriture, et d'interdire ainsi au producteur bio de justifier le surcoût de sa démarche, dû principalement au dispositif de traçabilité des produits.

Une loi avant la fin de l'année?

Pour Pascale Loget (vice-présidente du conseil régional, Les Verts), cette loi se moque de l'avis de la majorité des Français et des Européens, qui sont 70% à ne pas vouloir d'OGM dans leur assiette. Aussi se réjouit-elle de l'avis que vient de rendre le Conseil national de la consommation (CNC), et selon lequel il convient d'autoriser désormais la mention «Animaux nourris sans OGM». «L'avis du CNC est toujours suivi, et on peut espérer que la réglementation sera modifiée avant la fin de l'année», se félicite l'élue. Elle voit là le résultat du lobbying politique auquel se livrent les 53 régions européennes qui se sont proclamées «libres d'OGM» dans le sillage de la Bretagne, précurseur en la matière depuis 2004.

Pastilles ou étiquettes...

Forts de cette évolution prévue de la loi, la Région et le réseau Cohérence ont voulu anticiper en éditant deux autocollants: un petit panonceau pour proclamer libres d'OGM les boutiques bio labellisées (*), et une pastille verte destinée à être apposée sur les produits animaux. Evidemment, anticiper sur une loi à venir est une manière de se mettre en infraction avec la loi en vigueur, qui interdit cet étiquetage. «Ce ne sont pas des étiquettes mais des pastilles pédagogiques», précise Pascale Loget dans un large sourire qui en dit long sur la minceur juridique de son argutie. Mais elle ne craint pas une procédure: si les tribunaux devaient être saisis de l'affaire, elle y verrait au contraire une superbe tribune au service de la cause anti-OGM.

* www.consommersansogmenbretagne.org est le nouveau site du guide des produits bretons sans organismes génétiquement modifiés et des lieux de vente les proposant à la vente.

  • Alain Le Bloas

Source : le télégramme.com
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 23:01
Reçu de Terre Sacrée

Blé OGM de Monsanto... C’est toujours NON!
 

Montréal, Ottawa, Washington, Canberra - Lundi 1er juin 2009. Des organisations d’agriculteurs et de la société civile issues du Québec, du Canada, des États-Unis et d’Australie rendent aujourd’hui publique une déclaration commune par laquelle ils réitèrent leur opposition au blé génétiquement modifié (OGM) et leur engagement à empêcher sa commercialisation partout dans le monde. (1)

La Déclaration contre le blé OGM répond point par point à un texte publié le 14 mai dernier (« Wheat Commercialization Statement ») par certaines organisations en agriculture agro-chimique au Canada, aux États-Unis et en Australie (2) qui annoncent leur intention d’« obtenir la commercialisation synchronisée du blé OGM ».

La Déclaration contre le blé OGM qui a été signée par une quinzaine de groupes (1) incluant des groupes du Québec comme l’Union paysanne, l’Union Biologique Paysanne au Québec,le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) et Greenpeace, répond aux six arguments des pro-OGM.

« La question du blé OGM a été réglée en 2004 lorsque Monsanto a été forcé par les consommateurs et les agriculteurs à retirer son projet pour un blé tolérant à l’herbicide Roundup. On ne laissera certainement pas Monsanto et ses acolytes en agrochimie réouvrir cette bataille », déclare Benoit Girouard de l’Union paysanne.

« Les consommateurs du monde entier ont déjà clairement rejeté l’idée du blé OGM, mais les firmes continuent à insister afin de contrôler le blé en le brevetant », réagit Julie Newman de la Network of Concerned Farmers en Australie.

« Monsanto et ses alliés doivent cesser de forcer les consommateurs d’accepter le blé OGM qui, en plus, n’est même pas nécessaire », affirme Katherine Ozer, la directrice-générale de la National Family Farm Coalition aux États-Unis.

« Monsanto doit, une fois pour toutes, accepter la défaite sur le blé OGM au lieu de remettre le sujet sur le tapis. Comme le confirme notamment le rapport Pronovost sur l’agriculture au Québec, l’avenir de l’agriculture mondiale réside dans des pratiques plus écologiques et non dans les OGM qui facilitent uniquement l’utilisation d’herbicides toxiques », dit Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec et porte-parole du Réseau québécois contre les OGM, organisation également co-signataire.

Les signataires de la Déclaration invitent d’autres organisations partout dans le monde à lutter elles-aussi contre le blé OGM en signant la Déclaration contre le blé OGM avant le 31 août 2009 ici :  http://rcab.ca/content/view/full/503

Notes
(1) National Farmers Union, Canada; Canadian Biotechnology Action Network; Union Paysanne, Canada; Union Biologique Paysanne, Canada; Réseau Québécois contre les OGM, Canada; Saskatchewan Organic Directorate, Canada; Network of Concerned Farmers, Australia; Organic Federation of Australia; Biological Farmers of Australia; Greenpeace; Gene Ethics, Australia; National Family Farm Coalition, USA; Western Organization of Resource Councils, USA; Center for Food Safety, USA; Organic Consumers Association, USA.
(2)  http://rcab.ca/Resources/Topics/GE-Crops-and-Foods-Not-on-the-Market/Le-ble
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 14:07
Information sélectionnée par Marc

 

Déferlement de mauvaises nouvelles pour les OGM

 

 

Comme rarement, les deux derniers mois ont apporté énormément d’eau au débat sur les plantes transgéniques. Que ce soit pour la santé ou l’environnement, des études et des faits viennent corroborer ce que les militants affirment depuis plus de dix ans : la transgénèse présente des risques et sa diffusion dans l’espace social n’est pas maîtrisée.

 

Si le génie génétique devait un jour aider l’humanité à produire mieux, ce ne serait que sur la base d’une analyse critique de la première génération des plantes génétiquement modifiées. Or cette génération ne tient pas ses promesses et est actuellement sujette à des critiques qu’aucun agronome ne peut plus ignorer.

 

13 ans de cultures GM : les rendements n’ont pas suivi

 

Les arguments des entreprises de biotechnologies, qui vantent les PGM comme solution à la faim dans le monde, notamment car elles auraient de meilleurs rendements, s’écroulent un peu plus tous les jours. L’étude publiée en mars 2009 par Doug Gurian-Sherman, chercheur de l’Union of Concerned Scientists, est un pavé dans ce mythe fondateur. Il affirme en effet, qu’aucune variété GM n’a permis d’augmenter les rendements . Si les rendements du maïs et du soja ont augmenté sur les vingt dernières années, c’est le fait de l’amélioration végétale traditionnelle.

 

Bug technologique

 

En Afrique du Sud, ce sont trois variétés de maïs GM qui produisent un insecticide et vendues par Monsanto qui sont sur la sellette. En effet, un bug technologique survenu, selon l’entreprise, « lors du processus de fertilisation des semences en laboratoire » a fait que 280 agriculteurs ont vu leur champ ne pas arriver à maturation. En effet, pour certaines exploitations agricoles, la perte a été estimée à 80% de la récolte habituelle. Ceci représente une récolte potentielle de 80 000 à 150 000 tonnes. Monsanto ne pouvant pas faire la sourde d’oreille, a décidé d’indemniser les agriculteurs.

 

Des mauvaises herbes invasives

 

D’autres problèmes agricoles se confirment d’année en année. En effet, aux États-Unis, des milliers d’hectares deviennent impropres à la culture du fait de l’apparition d’herbes sauvages devenues résistantes à de très nombreux herbicides. Ce phénomène décrit depuis plusieurs années a atteint, en 2008, un niveau inquiétant, certains agriculteurs états-uniens expliquant « nous n’avons pas encore abandonné nos fermes comme ils l’ont fait en Géorgie et nous ne voulons pas en arriver là ». D’autant que le roundup n’a pas que des conséquences agronomiques, mais aussi sanitaires.

 

Et la santé n’est pas épargnée

 

En Argentine, les cultures de soja génétiquement modifié pour être tolérant au roundup recouvrent des surfaces de plus en plus grandes. En parallèle, la consommation du roundup a explosé au cours de ces dix dernières années. Mais les études sur sa toxicité commencent à sortir. Après le travail du professeur Séralini, c’est un laboratoire argentin qui montre à son tour des impacts du glyphosate. Cette molécule active du roundup a des conséquences négatives sur l’embryongenèse de certains organismes amphibiens. Le professeur Carrasco, du laboratoire d’Embryologie Moléculaire, a ainsi observé toute une série d’impacts sur des cellules qui ont pour fonction la formation des cartilages et des os du crâne, ou sur le système nerveux. Et tout ça, à des doses de glyphosate entre 50 et 1540 fois inférieures à celles utilisées dans les cultures de soja !

 

Le coton Bt « tue » les sols

 

Dernier point, l’étude publiée par l’organisation Navdanya qui montre la diminution drastique des microorganismes (notamment des bactéries de la famille de actinomycètes) et enzymes (déshydrogénase, phosphatase acide et nitrogénase) présents dans le sol des champs de coton Bt. Or ces trois enzymes permettent aux micro-organismes de fixer l’azote ou les résidus phosphatés présents dans le sol. Pour Navdanya, « le coton Bt rend les sols non fertiles en réduisant l’activité microbienne ».

 

Si à tous ces problèmes qui émergent ou se confirment s’ajoute donc un échec des meilleurs rendements promis par les entreprises, la pertinence d’adopter les PGM paraît plus que jamais compromise. Six gouvernements européens semblent de cet avis lorsqu’ils adoptent un moratoire sur la culture du maïs Mon810. Et l’expérience des agriculteurs états-uniens souhaitant revenir aux cultures conventionnelles, notamment pour le soja, mériterait d’être considérée par ceux qui n’ont pas encore adopté les cultures GM.

 

par Christophe Noisette, mai 2009

 

Source : http://www.infogm.org/spip.php?article3967

Par Vivi - Publié dans : Ogm j'en veux pas - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 08:27
OGM J’EN VEUX PAS  : MARCHE CONTRE MONSANTO
 


A NOTER SUR VOS AGENDAS

MARCHE de 16 km samedi 20 juin 2009 de Gréneville-en-Beauce (Loiret) à Toury (Eure et Loir) site Monsanto de Poinville

« MONSANTO PAIE TES CRIMES  !»
 
Nous avons été condamnés à verser 73 000 € à Monsanto (qui en réclamait 600,000€ !), suite à une action de fauchage de maïs OGM en 2004 à Gréneville en Beauce (45).
 Nous remettrons, le 20 juin, le 2ème chèque de paiement à la firme en attirant l’attention de l’opinion publique sur les « gamelles » trainées depuis des décennies par Monsanto.
 
Programme de la marche.
 
11h - Greneville en Beauce - place de la mairie: Coup de projecteur sur les crimes contre l’humanité commis par Monsanto par la commercialisation de ses produits: agent orange utilisé pendant la guerre du Vietnam - dioxine – hormone laitière - OGM coton qui déclenche une vague de suicides en Inde – Pollution massive des terres et cours d’eau en Argentine par le RoundUp et ailleurs, etc...
12 h – Repas sorti du sac

13 h 30 – Départ de la marche avec banderoles et sono (16 km)

17 h30 – Arrivée - rassemblement à Toury - grande place: Résistance mondiale à la politique d’expansion des OGM et de Monsanto.

18h – Dépôt chez Monsanto du chèque des 49 de Greneville et demande d’indemnisation de toutes les victimes de Monsanto

19h – Soirée Festive à « la Ferme des Bleuets » 16 Villepéreux 28140 Courbehaye
 
Vous nous soutenez ! Venez marcher avec nous ! Les 49 faucheurs volontaires de Gréneville

Solidarité financiére avec les faucheurs SANS GENE CASC – 10 bis rue du Colonel Driant 31400 Toulouse - http://sans-gene.org/

De : BLOUP
Par Vivi - Publié dans : Ogm j'en veux pas - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 10:15
Reçu des Faucheurs volontaires,

Des tournesols mutés dans nos champs :
des OGM qui ne disent pas leur nom...

Les plantes obtenues par mutagenèse « incitée » sont des OGM, selon la définition de la directive européenne 2001/18, et génèrent les mêmes risques de dommages intentionnels ou non intentionnels sur la santé et l’environnement que les plantes obtenues par trangénèse. Elles ont pourtant été exclues de son champ d’application.

Pourquoi ?

Parce que cela permet aux firmes de faire la même chose qu’avec les OGM issus de la transgénèse, breveter le vivant, mais sans avoir à supporter la longueur des évaluations sur la santé et l’environnement, des procédures de demande d’autorisation d’essais, et les risques de refus par l’opinion européenne.4

Cette tentative de contourner l’opposition massive aux OGM en France et en Europe ne doit pas demeurer dans l’ombre : faisons la connaître et participons à la protection des semences, des droits des paysans, de la santé et de l’environnement.

Exigeons la réintégration des plantes mutées dans le champ d’application de la législation sur les OGM.

De plus sur le plan agronomique, là où des plantes résistantes aux herbicides sont utilisées, comme c'est le cas depuis plus de 10 ans sur le continent américain, il devient de plus en plus difficile de contrôler les "mauvaises herbes" devenues tolérantes à ces
herbicides. Les doses d'herbicides utilisées ne cessent d'augmenter, entraînant un désastre écologique mais aussi économique, certains agriculteurs, abandonnant des terres devenues impropres à toute culture. La contamination des plantes sauvages constitue aussi une
atteinte inacceptable à la biodiversité.

En France, des tournesols résistants aux herbicides sont déjà cultivés, sans que personne ne sache où (1). Ils peuvent pourtant contaminer les cultures conventionnelles, bio et l’environnement, puis se retrouver dans nos assiettes.

Exigeons l’interdiction des cultures de plantes résistantes aux herbicides

Le 20 mai à 14 h, le CETIOM (2) organise, au Silo de la Zone Industrielle
de la Croisière à Bollène (84)(3), une démonstration de cultures de tournesols mutés résistants aux herbicides.

Nous appelons tous les citoyens à venir
- demander à ses responsables pourquoi ils cultivent ces OGM
- informer les agriculteurs présents.

D'autres infos sur le site : http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article5044
==============================
=================================

(1) Bientôt, des colzas résistants à un herbicide, également issus de mutagénèse, en cours d'homologation, pourraient être inscrits au Catalogue des Semences
(2) Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains.
(3) Sortie de l'autoroute de Bollène prendre direction Pont St Esprit le silo est à environ 4 km sur la gauche

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 20:44

Hier, l'Allemagne a rejoint le cercle des pays ayant décrété un moratoire sur la culture du maïs MON810 de la multinationale Monsanto. Comme les cinq autres pays européens (1) à avoir suspendu cette culture, l'Allemagne a mis en avant des risques potentiels en matière d'environnement.

Pour la Commission européenne, historiquement favorable aux OGM, c'est un camouflet supplémentaire après les mois de février et mars qui avaient réciproquement vu les experts européens du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale ne pas réussir à faire tomber les moratoires français et grecs, puis les ministres de l'environnement refuser une proposition de cette même Commission pour mettre fin aux interdictions autrichienne et hongroise. La situation est telle que le conseil des ministres qui devait se prononcer sur les clauses française et grecque a été repoussé à une date inconnue... Si l'on ajoute à ceci l'approche des élections européennes et le succès de la cyber-action lancée par Greenpeace France (plus de 100 000 participants, en l'espace d'un mois), l'ensemble des ingrédients semble réuni pour inciter la Commission européenne à la prudence.

Cela dit, le désaveu le plus important est toutefois pour le semencier Monsanto, dont le maïs transgénique MON810 est en cours de renouvellement de son autorisation de culture européenne.

Pascal Farcy

1- Autriche, France, Grèce, Hongrie, Luxembourg.

 

Source : Univers Nature

Par Vivi - Publié dans : Ogm j'en veux pas - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 10:47

Alors que décidément il semble impossible d’y voir clair dans la controverse scientifique sur les OGM et que le dossier crée des tensions au sein de l’Union Européenne, en France, la radio Europe 1 informait que « le Conseil national de la consommation s'est prononcé vendredi en faveur d'une nouvelle étiquette avec la mention 'nourri sans OGM' qui sera apposée sur les viandes et les produits laitiers ».

La semaine dernière encore, l’Afssa (1) récusait officiellement l’étude scientifique autrichienne sur les effets biologiques du maïs génétiquement modifié MON810. L’agence certifiait sur la base d’une étude encore tenue secrète que la consommation de ce maïs OGM 'ne présente pas de risques nutritionnels pour l'homme et pour l'animal'.
Etude secrète, avis partagés, manque de transparence et faible marge de manœuvre pour les scientifiques, le débat sur les OGM sent de plus en plus le roussi. Au point que Corine Lepage, présidente du CRII GEN (Comité de Recherche et d’Informations Indépendantes sur le Génie Génétique), insiste, pétition publique à l’appui, pour demander à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, que toutes les études sur le maïs MON810 soient rendues publiques. Alors si les autorités peinent à statuer et que la controverse scientifique se fait en catimini, l’annonce d’un étiquetage « nourri sans OGM » permettra au moins au consommateur de faire son propre choix. Evidemment, on peut féliciter ce genre de démarche, finalement proche d’une « démocratie directe », mais quand même, nous sommes en pleine crise de confiance. Ne peut-on vraiment plus compter que sur nous-même devant les risques sanitaires ? Où sont les élus, les décideurs et les scientifiques ? Et puis, au juste… qui sont ceux qui nous informent pour fonder nos choix ?

Elisabeth Leciak

 

1- Agence Française de sécurité sanitaire des aliments

 

Source : Univers Nature

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